Compétitivité : le Canada fait bonne figure

Compétitivité : le Canada fait bonne figure

L’économie canadienne fait encore une fois partie du top 15 dans la dernière édition du Rapport sur la compétitivité globale publié par le Forum Économique Mondial. Bien que le pays glisse du 12e au 14e rang en matière de compétitivité globale (sur 141 pays évalués), il conserve une position enviable grâce, notamment, à sa grande stabilité du point de vue macro-économique, à un marché du travail attrayant et à un système financier efficace.

L’étude mesure une douzaine de « piliers » de l’économie au total. Ces derniers servent à établir un index global de compétitivité.

Un Canada pas si branché que ça

Certains indicateurs pour lesquels le Canada fait moins bonne figure ont attiré mon attention, notamment l’adoption des technologies de l’information et des communications (TIC), aspect pour lequel le Canada se classe au 35e rang (la Corée du Sud se classant première à ce chapitre).

C’est un résultat qui m’a étonné. Il semble donc que le Canada ait encore un petit bout de chemin à faire en matière de connectivité s’il veut occuper une place enviable sur l’échiquier mondial.

Des enjeux de main-d’œuvre

En cette période de pénurie de main-d’œuvre, un autre indicateur mérite notre attention. En effet, malgré une évolution positive par rapport à 2018, la facilité à embaucher de la main-d’œuvre immigrante continue d’être un talon d’Achille pour le Canada (62e rang) par rapport aux autres pays inclus dans l’étude. La mobilité de la main-d’œuvre (54e rang) gagnerait aussi à être améliorée, bien qu’elle soit limitée par certaines barrières culturelles et linguistiques au pays.

L’innovation, toujours l’innovation

Au chapitre de l’innovation (16e rang), le Canada obtient de moins bons résultats que son classement global dans l’index de compétitivité. Le modèle à suivre en la matière est l’Allemagne (1er rang). Le retard du Canada se situe notamment au chapitre des dépenses en recherche et développement (23e rang avec 1,5 % du PIB), ce qui se répercute sur les demandes de brevet et de marques de commerce (respectivement 18e et 39e rang).

Pour remonter dans le classement en 2020 et rester dans la partie, le Canada devra donc s’attaquer à plusieurs aspects. Pourquoi ne pas commencer par un peu plus de recherche et de développement?

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