Publié par Julie Fortin le 29 juillet 2009

Vrai ou faux? Mythes et réalités des sondages en ligne (#2)

En m’inspirant d’une présentation de M. Michel Saulnier, président du chapitre québécois de l’ARIM, je continue aujourd’hui cette série de billet sur les «mythes et réalités» des sondages en ligne.

Vrai ou faux?
Les sondages par Internet coûtent beaucoup moins chers à réaliser que les sondages téléphoniques.

Réponse : VRAI! (généralement)

Explication
L’équation est assez simple : il faut plus de personnel pour faire des sondages téléphoniques que pour faire des sondages en ligne. Qui dit plus de personnel dit également des coûts plus élevés. Toutefois (car il y a toujours un «toutefois»), les économies peuvent varier grandement selon la taille de l’échantillon, la longueur du questionnaire et la prévalence. Dans certains cas, les coûts des deux types de sondages peuvent même être équivalents.

Taille de l’échantillon
Plus la taille de l’échantillon est grande, plus les économies réalisées avec un sondage Web sont grandes. En effet, les coûts associés à un sondage téléphonique augmentent systématiquement lorsque la taille de l’échantillon augmente. Dans un sondage en ligne par contre, l’augmentation des coûts n’est pas aussi directe.

Longueur du questionnaire
Le même raisonnement s’applique à la longueur du questionnaire. Dans un sondage téléphonique, les coûts sont directement influencés par la durée de l’entrevue. Dans un sondage Web, l’impact est moins grand.

Prévalence
La prévalence, qu’on appelle aussi «incidence» dans le domaine du sondage, est le taux d’individus qui présentent une caractéristique recherchée au sein d’une population donnée.

Si vous cherchez à sonder les travailleurs québécois âgés de 18 ans ou plus, on dira que la prévalence est élevée (beaucoup de personnes dans la population possèdent ces caractéristiques). Il sera donc plus facile (et moins coûteux) de trouver les bonnes personnes pour répondre au sondage.

Si, par contre, vous vous intéressez à l’opinion des amateurs de tricot masculins âgés de 25 à 40 ans, ça risque d’être plus difficile. À cause de la faible prévalence de ce type de personnes dans la population, vous devrez faire beaucoup plus d’appels ou envoyer beaucoup plus de courriels pour trouver les heureux élus.

Donc, vous l’aurez sûrement deviné, plus la prévalence est faible, plus les économies qu’il est possible de faire avec un sondage Web sont grandes.

À lire aussi :
Vrai ou faux? Mythes et réalités des sondages en ligne (#1)

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