Publié par Julie Fortin le 20 février 2009

Forces et faiblesses des sondages

Le sondage, peu importe la forme qu’il prend (Web, téléphonique, postal), comporte des forces et des faiblesses. En voici une liste non exhaustive qui peut guider le choix d’utiliser cet outil de collecte des données.

Les forces

  • Les sondages sont relativement (et je dis bien relativement) peu dispendieux. En fait, la gamme de prix est très variable selon le mode choisi. Mais il est possible de réaliser un sondage à peu de frais, surtout si on le compare à une autre méthode comme les entrevues individuelles par exemple.

  • Le sondage est la méthode par excellence pour recueillir des données auprès d’une population de grande taille. Essayez donc d’interroger 1000 personnes à l’aide d’un autre moyen… plutôt difficile! Les résultats ainsi recueillis peuvent faire l’objet d’analyses statistiques poussées et conduire à observer des différences statistiquement significatives, ce qui est impossible avec des petits groupes.
  • Le sondage peut se faire à distance. La preuve, en tant que fournisseur officiel de Gallup, SOM effectue des sondages partout en Amérique du Nord et aussi en Europe! Dans ce dernier cas, il faut évidemment prévoir des quarts de travail de nuit lorsqu’il s’agit de sondages téléphoniques…
  • Dans sa phase de conception, le sondage est flexible et offre plusieurs possibilités : nombre de questions, formulation des énoncés, mode de collecte, etc.
  • Dans sa phase de collecte, la standardisation du sondage réduit la subjectivité de l’intervieweur. Elle permet ainsi de poser des questions uniformes à tous les répondants et de recueillir des données précises, fiables et comparables.
Les faiblesses
  • La standardisation n’a toutefois pas que des avantages. En effet, elle force à concevoir des questions suffisamment générales pour être applicables à tous les répondants (ou à certains sous-groupes). On peut ainsi, parfois, passer «à côté» d’éléments importants ou faire fi d’un contexte particulier qui aurait pu donner un autre éclairage aux réponses.
  • La flexibilité du sondage s’arrête au moment où la collecte commence. Dès lors que certains répondants ont participé au sondage, il devient impossible de le modifier sans mettre en péril la qualité des données. Des modifications mineures demeurent possibles s’il y a un problème (par exemple changer un mot), mais ne sont pas souhaitables. De là toute l’importance de faire un prétest auprès d’un petit nombre de répondants avant de démarrer officiellement la collecte!
  • Je ne dirais pas que c’est une faiblesse, mais plutôt un défi : il faut s’assurer qu’un nombre suffisant de personnes répondront au sondage. Cela suppose une base de sondage de qualité au départ et des efforts pour hausser le taux de réponse en cours de collecte.
  • C’est une faiblesse qui s’applique à plusieurs modes de collecte : il peut être difficile, pour certains thèmes sensibles ou personnels, d’obtenir des réponses sincères et honnêtes.

Ce billet est adapté du site Writing Guides Survey Research.

2 Commentaires sur “Forces et faiblesses des sondages”

  1. Roberto Bonfiglio

    Je ne répond pas aux sondages. Je ne crois pas aux statistiques. Je n’ai rien à vous dire, si je suis insatisfaits, je vais leur dire de vive voix.
    Ce n’est que quelques raisons, somme toute, potentiellement valables que les répondants nous donnent, à nous intervieweurs, dont la tâche première est d’obtenir de leur part leur acceptation à se soumetre à quelques questions qui visent essentiellement « leur bien »; ensuite la collecte effectuée selon la règle de l’art.
    Dans un autre article, il est question de la baisse du taux de réponse qui équivaut en fait à une augmentation du taux de refus. Les politiciens sont les premiers à véhiculer qu’ils n’ont pas confiance aux sondages, en période d’élections du moins et pourtant ne sont-ils pas les premiers « clients » des firmes d’experts en la matière.
    Je ne suis pas expert en matière de sondages si ce n’est que d’être intervieweur. Mais, à mon avis, certains facteurs en sont responsable.
    1- La collecte, comme certains résultas publiés, font mauvaise presse.
    « On peut faire dire aux chiffres ce que l’on veut ». On ne divulgue que ce qui nous avantage, semble-t-il !.
    2- Les gens ont un rythme de vie effrêné, des problèmes domestiques en tout genre. Lorsqu’on les interpellent au bout du fil, ils sont déjà plus qu’à bout, tellement, qu’ils n’ont pas vu sur leur afficheur, numéro inconnu ou confidentiel. Autrement, nous aurions eu à classer en: pas de réponse ou répondeur.
    3- Les gens ont de moins en moins confiance à la confidentialité des informations ou opinions qu’ils transmettent. Ils se sentent surveillés de toute part. Il s’agit du syndrome Big Brother.
    4- Nous pensons de plus en plus aujourd’hui au fait que l’on en peut rien changer à quoi que ce soit. De plus, à moins de s’y sentir obligé, on évite de prendre position dans quoi que ce soit. Regardez le taux de participation aux élections. Jadis, le fait de voter donnait aux gens le sentiment de pouvoir critiquer leurs élus; aujourd’hui on chiale toujours après nos élus mais, au moins près d’une personne sur deux peut dire: « J’ai pas voté moi pour cette gang de !?* » Môsieur pour qui avez-vous vôté alors? Réponse: C’est pas de tes affaires mais si tu veux savoir, j’ai pas été voté pantoute »
    Fin
    Peut-être aurais-je dû garder mon opinion pour moi, mais n’est-ce pas le but de tenir un Blog… soit celui de présenter un fait pour faire ensuite réagir les membres peu importe que l’on soit en accord ou en désaccord?

  2. Julie Fortin

    Les quatre éléments que vous mentionnez expliquent certainement une partie des refus! En tant qu’intervieweur, vous êtes bien placé – en première ligne – pour sentir le pouls de la population à l’égard des sondages. Mais que faites-vous lorsqu’un répondant vous donne une de ces raisons? Quels sont les arguments que vous utilisez pour convaincre les gens de répondre à un sondage?

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